La blessure musculaire : que faire ?

14/02/2012

De la courbature à la rupture,une atteinte musculaire peut avoir plusieurs degrés de gravité.

kine sport besancon  Désormais il est reconnu que la courbature musculaire est dans la grande majorité des cas provoquée par  de petites lésions dans le muscle. En anglais elle porte le nom de DOMS (  Delayed Onset Muscle Soreness ) = douleurs musculaires d’apparition retardée. Ce phénomène est provoqué par une contraction du muscle alors qu’il est en phase d’étirement, c’est la contraction excentrique. Pour le quadriceps par exemple, la phase excentrique correspond à la descente des escaliers, il se contracte pour freiner la descente. Ainsi, la répétition de ce genre d’effort peut entraîner des DOMS. Toutefois, l’appartion de ces courbatures n’arrive que lorsque le muscle subit un effort dont l’intensité dépasse ses capacités.

Lorsque l’accident musculaire est accompagnée de lésion( élongation, claquage…) la stratégie est souvent la même :

 - En phase aigüe, tout de suite après l’accident, on évite ou on minimise la formation d’hémorragie locale : on glace, on comprime avec un bandage ( ! pas trop serrer  ), on surélève pour favoriser le drainage, et on se repose pour éviter l’aggravation. En effet, une blessure avec saignement est complètement différente, elle est plus grave et nécessite plus de temps avant de refaire des efforts sur le muscle. NE JAMAIS APPLIQUER DE CHAUD ,NI DE MASSAGE DANS L’IMMEDIAT ( risque de formation d’ostéome intramusculaire )

- Le risque après la guérison est la rechute. Cette rechute se situe souvent au niveau de la 1ère lésion. En effet le muscle cicatrise mal, et la fibre cicatricielle n’a plus la même élasticité. Il convient alors de favoriser une cicatrisation où la fibre cicatricielle serait dans la même direction que les fibres musculaires. Les étirements trouvent alors un intérêt à ce moment. Ils doivent être commencé très tôt et respecter la règle de non douleur.

- Une bonne cicatrisation n’est cependant pas suffisante. Un programme de musculation bien spécifique doit être mis au point. La référence est le protocole selon stanish, mais ce dernier est plus approprié pour les tendinopathies.  Certains auteurs, dont le Porfesseur  Jean-Louis Croisier, ont proposé des protocoles qui sont régulièrement utilisés par les praticiens spécialisés. Il s’agit d’un renforcement excentrique raisonné.

Roland Rafalimandimby.

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